BIO
Elena Ramos est une artiste contorsionniste et photographe.
Elle impulse le principe d’autoportraits de ses contorsions comme thème graphique de prédilection dès 2000.
Elle crée d’abord des mises en scène de postures chorégraphiques en correspondance avec l’architecture contemporaine et le stylisme porté au noir. Puis, les premières photographies de ses contorsions sont progressivement réalisées dans des coulisses de spectacles et dans l’environnement citadin de ses performances scéniques. Elle intervient avec performances pour des représentations dès 14 ans, pour des spectacles d’arts chinois alors qu’elle est encore en formation individuelle auprès de Wei-wei Liu du Cirque de Pékin.
Jeune soliste issue de l’École Nationale du Cirque Annie Fratellini dans les années 2000 et entourée d’une famille d’artistes et d’intellectuels, Elena est naturellement dotée d’une souplesse unique et d’une acuité pour cette faculté rare en occident. Également férue d’art contemporain, elle décide d’aborder spécialement la contorsion comme objet de contemplation. Si sa contorsion est une spécialité technique, une matière de création artistique particulièrement graphique pour l’activité, c’est aussi une source de transe spirituelle à l’instar d’un yoga. Son univers est une combinaison de géométries physiques et environnementales. Il ne s’agit pas d’impressionner la galerie par des prouesses dans des formes burlesques et grotesques, mais de découvrir une approche atypique, alliée d’une esthétique des volumes en 2D, tissée comme une dentelle haute couture.
SPECTACLE VIVANT
Durant son parcours de contorsionniste scénique, Elena Ramos a notamment travaillé au fil de sa carrière lors des galas pour Tina Turner et Beth Ditto, pour les magazines Vogue et Paris Match, pour des clips de George Michael, Vitaa, Michel Fugain, Patricia Kaas, Julie Zenatti, au théâtre pour François Alu, pour l’événementiel de façon récurrente pour Hermès, Dior, Chanel, Louis Vuitton, ainsi que pour des installations immersives aux musée d’Orsay, au musée Rodin, au musée du Louvre et au Palais de Tokyo.
PHOTOGRAPHIE
L’atelier et studio-photo d’Elena se trouve dans le centre de Paris. En commandes commerciales, Elle a été la photographe officielle d’affiches et de presse notamment de l’humoriste Élodie Poux, du Théatre de Passy avec Philippe Lelièvre, Daniel Russo, Véronique Genest et Flavia Coste, du 13eArt en live avec Thibault de Montalembert, Guillaume Gallienne, Zinedine Soualem. Elle répond régulièrement à des demandes de créations de shootings récurrentes avec l’artiste graphique Théo Martin.
Outre l’oeuvre de son aïeul sculpteur Louis Bancel, ses inspirations sont notamment Irina Ionesco pour être la seule photographe et contorsionniste connue du siècle dernier, Alice Guy, Buster Keaton et tout le courant Slapstick notamment pour la dimension autoportraitiste des circassiens cinéastes de cette époque, d’autant que leurs créations sont principalement en noir et blanc, Madeleine Vionnet pour sa sculpture de corps Couture dont l’architecture du vêtement était spécialement basée sur l’aisance et la liberté du corps féminin, des streetarters comme l’Atlas et Banksy pour l’aspect partagé d’expression artistique en contexte urbain et l’amour de la ville en général.
» Mes images montrent la narration de récits graphiques la plupart du temps figuratifs, comme des bestiaires et des paréidolies, au coeur d’architectures citadines ou mêlés à des oeuvres d’art. L’impulsion de mon travail est l’image de soi, au sens figuré et au sens strict, c’est-à-dire au sens symbolique et de la représentation physique. Dans ma démarche, mon approche photographique est au service de la chorégraphie. Je cherche des positions parfois des heures par jours devant mes miroirs depuis l’enfance, avec acuité, exigence, tendresse, pour produire une image. J’essaie de raconter de façon élaborée cet état d’être, cette force de personnalité solitaire, parfois jugée inappropriée par la conformité. C’est aussi une posture sociale et féministe face à l’injustice d’un pouvoir : là où la force de propositions artistiques des modèles est automatiquement ignorée, l’inventivité quelque soit des photographes est systématiquement reconnue. Pourtant, une pièce est autant faite de leurs expertises et expressions. Une ambiguïté de légitimité qui ne se pose pas lorsqu’il s’agit d’autoportraits. »